L’ENS ULM : histoire, formation débouchés..
Fondée en 1794, l’École Normale Supérieure (ENS-PSL), située rue d’Ulm à Paris, demeure l’une des institutions académiques les plus prestigieuses de France. Reconnue pour l’excellence de sa formation par la recherche, elle forme chaque année environ 300 normaliens et normaliens par concours, auxquels s’ajoutent des étudiants sélectionnés sur dossier.
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Qu’est-ce que l’École normale supérieure (ENS – PSL) ?
L’École normale supérieure (ENS – PSL) est un établissement public d’enseignement supérieur et de recherche parmi les plus prestigieux en France. Fondée en 1794 et située rue d’Ulm à Paris, elle est aujourd’hui membre de l’université Paris Sciences & Lettres (PSL). L’ENS forme principalement des étudiants par et pour la recherche, dans les domaines des sciences, des lettres, des sciences humaines et sociales.
Quels types de formations propose l’ENS ?
L’ENS propose des parcours de formation par la recherche articulés autour de licences, masters et doctorats, en lien étroit avec les laboratoires de l’École et de PSL. Le cursus normalien s’organise sur quatre années, combinant cours avancés, séminaires, stages de recherche et préparation au doctorat.
Quelle est la spécificité du modèle pédagogique de l’ENS ?
Le modèle pédagogique de l’ENS repose sur une formation par la recherche dès la première année. Les étudiants sont intégrés très tôt dans des laboratoires, travaillent avec des chercheurs de renommée internationale et bénéficient d’un encadrement individualisé. L’interdisciplinarité et l’autonomie intellectuelle sont au cœur de la pédagogie.
Quels sont les grands domaines disciplinaires à l’ENS ?
L’ENS est structurée autour de trois grands pôles : les sciences (mathématiques, physique, chimie, biologie, informatique…), les lettres et sciences humaines (philosophie, histoire, langues, littérature…), et les sciences sociales (économie, sciences cognitives, sciences sociales). Des parcours transdisciplinaires sont fortement encouragés.
Comment entrer à l’ENS ?
L’admission à l’ENS se fait principalement par concours très sélectifs après des classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE), aussi bien scientifiques que littéraires. Il existe également une sélection sur dossier pour des étudiants titulaires d’une licence, incluant une phase d’entretien académique.
Qu’est-ce que le statut de normalien ?
Les étudiants admis par concours obtiennent le statut de normalien fonctionnaire-stagiaire. Ils perçoivent une rémunération mensuelle et s’engagent en contrepartie à servir l’État pendant une durée de dix ans, généralement dans l’enseignement supérieur, la recherche ou d’autres missions publiques.
Existe-t-il des étudiants à l’ENS sans statut de normalien ?
Oui. L’ENS accueille également des normaliens étudiants, recrutés sur dossier. Ils suivent les mêmes enseignements et bénéficient du même environnement académique, mais sans rémunération ni obligation de service envers l’État.
Quels débouchés après une formation à l’ENS ?
La majorité des diplômés de l’ENS s’orientent vers la recherche académique et l’enseignement supérieur, souvent après un doctorat. D’autres débouchés existent dans la haute fonction publique, les organisations internationales, le conseil en stratégie, les entreprises technologiques, la finance ou encore l’entrepreneuriat.
L’ENS prépare-t-elle spécifiquement au doctorat ?
Oui. La préparation au doctorat constitue un axe central de la formation à l’ENS. Environ 70 % des normaliens poursuivent en thèse, en France ou à l’international, dans des laboratoires de tout premier plan. L’École affiche des taux d’insertion exceptionnels après le doctorat.
Pourquoi choisir l’ENS plutôt qu’une université classique ?
Choisir l’ENS, c’est intégrer un établissement à effectifs réduits, offrant un encadrement personnalisé, une immersion précoce dans la recherche et une reconnaissance académique internationale. L’ENS permet de construire un parcours d’excellence, exigeant mais particulièrement formateur, au sein d’un environnement intellectuel unique.
Aux origines de l’ENS : former les enseignants de la République
L’École Normale Supérieure naît le 9 brumaire an III (30 octobre 1794) sous l’impulsion de la Convention nationale. Sa mission initiale : former des enseignants capables de transmettre « l’art d’enseigner » dans toute la République. Dès sa création, l’établissement attire des scientifiques de renom comme Lagrange, Laplace et Monge, qui posent les fondements d’une tradition d’excellence scientifique. Supprimée puis rétablie à plusieurs reprises, l’École trouve sa forme définitive au XIXe siècle.
En 1847, elle s’installe rue d’Ulm dans le 5e arrondissement de Paris, adresse qui deviendra synonyme d’excellence académique. Le décret du 10 novembre 1903 structure son organisation actuelle, distinguant les sections littéraire et scientifique.
L’ENS au XXe siècle : rayonnement intellectuel et scientifique
Le XXe siècle confirme le statut exceptionnel de l’institution. L’ENS compte parmi ses anciens élèves 14 prix Nobel et 13 médaillés Fields, un palmarès unique au monde. Des figures intellectuelles majeures ont marqué l’histoire de l’École : Jean-Paul Sartre, Raymond Aron, Michel Foucault ou encore Pierre Bourdieu côté littéraire ; Louis Pasteur, Henri Poincaré et plus récemment Alain Aspect et Cédric Villani côté scientifique.
En 2010, l’ENS devient membre fondateur de l’Université PSL (Paris Sciences & Lettres), aux côtés d’institutions comme Dauphine-PSL, Mines Paris-PSL ou le Collège de France. Cette intégration élargit les possibilités de formation tout en préservant l’identité et le modèle pédagogique spécifique de l’École.
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Une formation par la recherche dès la première année
Le modèle pédagogique de l’ENS-PSL se distingue radicalement des cursus universitaires traditionnels. Les normaliens bénéficient d’une formation progressive et personnalisée, organisée en quatre années :
- Première année : découverte de la recherche à travers des cours, séminaires et un stage de recherche obligatoire
- Deuxième année : approfondissement disciplinaire, souvent sanctionné par un master recherche
- Troisième et quatrième années : dédiées à la thèse de doctorat pour une majorité d’élèves
Cette formation associe étroitement enseignement et recherche. Les normaliens suivent des cours dispensés par des chercheurs de renommée internationale et participent aux activités de laboratoires d’excellence dès leur arrivée à l’École.
Une interdisciplinarité assumée
L’ENS-PSL organise ses enseignements en trois grands départements :
Sciences : mathématiques, physique, chimie, biologie, géosciences, informatique. Les normaliens scientifiques représentent environ 60% des effectifs. Le département s’appuie sur des laboratoires de recherche reconnus mondialement, comme le Laboratoire de physique de l’ENS ou le Département de mathématiques et applications.
Lettres et sciences humaines : philosophie, littératures française et comparée, langues et civilisations anciennes et étrangères, histoire, géographie. Cette section forme environ 30% des normaliens.
Sciences sociales : économie, sciences cognitives, sciences sociales. Les normaliens de ce département représentent environ 10% des effectifs et bénéficient d’une formation alliant rigueur méthodologique et ouverture disciplinaire.
L’École encourage les parcours transdisciplinaires. Un normalien peut ainsi combiner mathématiques et philosophie, ou physique et économie, selon son projet intellectuel.
Le statut de normalien : droits et obligations
Les élèves admis par concours obtiennent le statut de fonctionnaire stagiaire et perçoivent un traitement mensuel d’environ 1 400 euros net. En contrepartie, ils s’engagent à servir l’État pendant dix ans, généralement dans l’enseignement supérieur ou la recherche publique. Les normaliens sont également logés sur le campus de l’ENS ou dans des résidences à proximité.
Les étudiants sélectionnés sur dossier, appelés « sélection internationale » ou « normaliens étudiants », suivent la même formation mais sans traitement ni obligation de service. Ils représentent environ 20% des effectifs de chaque promotion.
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Les concours d’entrée : un processus très sélectif
L’ENS-PSL recrute principalement par concours après deux ou trois années de classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE). Le taux de sélectivité figure parmi les plus élevés de l’enseignement supérieur français : environ 5 à 7% de réussite selon les filières.
Concours scientifiques : les étudiants de CPGE scientifiques (MP, PC, PSI, BCPST) peuvent présenter le concours de l’ENS-PSL. Chaque filière propose entre 30 et 50 places. Les épreuves, d’une grande exigence, évaluent la maîtrise des fondamentaux disciplinaires et les capacités de raisonnement.
Concours littéraires : les élèves de CPGE littéraires (A/L et B/L) concourent pour environ 80 places. Le concours A/L (Lettres) porte sur la littérature, la philosophie, les langues anciennes ou vivantes et l’histoire. Le concours B/L (Lettres et sciences sociales) associe humanités et sciences sociales, avec une forte composante en mathématiques et sciences économiques et sociales.
La sélection internationale : une voie alternative
Depuis plusieurs années, l’ENS-PSL propose une sélection sur dossier pour des candidats titulaires d’une licence universitaire (L3) ou équivalent. Cette voie, appelée « sélection internationale » car historiquement ouverte aux étudiants étrangers, concerne désormais aussi des candidats français.
La sélection s’effectue en deux temps : examen du dossier académique (notes, lettres de recommandation, projet de recherche), puis entretien avec un jury de spécialistes du domaine. Environ 100 étudiants sont admis chaque année par cette voie dans l’ensemble des départements.
Le CPES-ENS : une nouvelle voie d’accès
Depuis 2021, l’ENS-PSL propose un Cycle pluridisciplinaire d’études supérieures (CPES) directement après le baccalauréat. Cette formation en trois ans, qui remplace partiellement le système des classes préparatoires, permet d’intégrer l’ENS par concours interne en fin de troisième année. Elle concerne actuellement les sections scientifiques et lettres & sciences sociales.
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La recherche académique : une voie royale
La majorité des normaliens s’orientent vers la recherche et l’enseignement supérieur. Environ 70% poursuivent un doctorat, généralement en quatre ans, puis visent des postes de maître de conférences ou de chargé de recherche dans les universités et organismes publics (CNRS, INSERM, CEA, INRAE).
L’École affiche des taux d’insertion exceptionnels : plus de 95% des docteurs normaliens trouvent un emploi dans les deux ans suivant leur soutenance de thèse. La réputation internationale de l’ENS facilite également les carrières à l’étranger, notamment dans les universités anglo-saxonnes de premier plan.
L’enseignement secondaire et supérieur
Une partie des normaliens choisit l’enseignement. Le statut de normalien permet de demander une affectation directe comme professeur agrégé après l’obtention de l’agrégation. D’autres préparent le CAPES pour enseigner dans le secondaire, souvent en complément d’une thèse.
L’enseignement dans les classes préparatoires aux grandes écoles constitue également un débouché prisé, alliant transmission du savoir et lien avec la recherche. Les normaliens représentent une part significative du corps enseignant des CPGE les plus réputées.
Les carrières dans la haute fonction publique
Le statut de normalien ouvre les portes de la haute fonction publique. Certains présentent les concours externes de l’ENA (désormais Institut national du service public) ou d’autres écoles de la fonction publique. D’anciens normaliens occupent des postes de direction dans les ministères, les grands corps de l’État ou les organisations internationales.
Le Quai d’Orsay (ministère de l’Europe et des Affaires étrangères) compte traditionnellement de nombreux normaliens parmi ses diplomates, tout comme les cabinets ministériels pour les fonctions de conseil et d’expertise.
L’entreprise et le conseil : une diversification croissante
Si la recherche reste la voie majoritaire, les normaliens s’orientent de plus en plus vers le secteur privé. Les cabinets de conseil en stratégie (McKinsey, BCG, Bain) recrutent régulièrement des normaliens, notamment issus des sections économie et sciences sociales, mais aussi des sections scientifiques.
Les grandes entreprises technologiques (Google, Microsoft, Amazon) attirent des normaliens en informatique, mathématiques appliquées ou physique. La finance de marché et la gestion d’actifs constituent également des débouchés, particulièrement pour les mathématiciens et les économistes.
Enfin, l’entrepreneuriat se développe : plusieurs startups françaises à succès ont été cofondées par d’anciens normaliens, notamment dans la tech et la deep tech.
Un campus historique au cœur du Quartier latin
Le campus principal de l’ENS-PSL, rue d’Ulm, s’étend sur plusieurs bâtiments historiques. L’architecture mêle constructions du XIXe siècle et extensions contemporaines. Les normaliens bénéficient d’espaces de travail dédiés, d’une bibliothèque de recherche riche de 250 000 volumes, et d’installations sportives. Le campus abrite également le « Pot », café-restaurant emblématique où se croisent normaliens, chercheurs et enseignants dans une ambiance conviviale. Cette vie de campus contribue à forger l’esprit normalien, fait de rigueur intellectuelle et d’émulation collective.
Une vie associative riche
Les normaliens animent de nombreuses associations : associations disciplinaires, clubs culturels, troupes de théâtre, clubs sportifs. Le Bureau des élèves (BDE) organise la vie étudiante, tandis que le COF (Comité d’organisation des fêtes) perpétue des traditions festives centenaires.
La revue Acta, journal des élèves, et la bibliothèque Jourdan (BiblioJ), gérée par les normaliens, illustrent l’investissement des élèves dans la vie intellectuelle de l’École.
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Des effectifs volontairement réduits
L’ENS-PSL accueille environ 1 500 étudiants au total, dont :
- 1 200 normaliens (élèves et étudiants)
- 300 étudiants en master
- Plusieurs centaines de doctorants
Cette taille réduite garantit un encadrement personnalisé et des promotions à dimension humaine. Le ratio enseignants-chercheurs/étudiants figure parmi les meilleurs de France, avec environ 350 enseignants-chercheurs permanents.
Un palmarès scientifique exceptionnel
Le palmarès académique de l’ENS reste inégalé en France :
- 14 prix Nobel, dont 3 en économie (Gérard Debreu, Jean Tirole, Esther Duflo)
- 13 médailles Fields en mathématiques
- Plus de 50 membres de l’Académie des sciences
L’École produit également un nombre important de lauréats de l’ERC (European Research Council), qui finance les projets de recherche les plus innovants en Europe.
Un positionnement international de premier plan
Dans les classements internationaux, l’ENS-PSL se distingue systématiquement. Le classement THE (Times Higher Education) la place régulièrement dans le top 50 mondial, et souvent première institution française toutes disciplines confondues. Le classement de Shanghai (ARWU) la positionne entre la 50e et la 75e place mondiale.
Par discipline, l’ENS-PSL se classe dans le top 20 mondial en mathématiques, physique, philosophie et lettres classiques selon le QS World University Rankings by Subject.
